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S souche d'il enflé lame sifflante d'il
malade la torche On peut penser à une lanterne au pied d'un mur
un assaut final un dernier commandement A ces amants lâches qui
ont choisi leur arrêt la mort bien sûr une lame fait le bruit
d'un couteau le même éclat d'il menaçant mais
elle se marge aussi dans la continuité du sexe la lame fait trempe
dans le plaisir comme un doigt dans de la cire chaude J'ai branché mon amour sur un compact disque depuis tout s 'efface Les ordinateurs vont trop vite programmes déjà malades
infectés de virus mémoire assimilée par le cerveau-machine
presses papiers lettres volantes non inscrites sans matière comment
la mémoire peut-elle se tenir La torche brûle se lever est chose difficile il n'y a plus de point à résoudre tout est débâcle les freins sont mis avant la route L'homme qui est mort qui cherche le sommeil et ne le trouve pas l'homme qui s'est arrêté de marcher a couvert ses traces il fait comme les animaux on ne le retrouve pas Faut-il casser des pierres Faut-il casser des pierres Faut-il casser
des pierres Faut-il casser des pierres Faut-il casser des pierres Faut-il
casser des pierres Faut-il casser des pierres Faut-il casser des pierres
Faut-il casser des pierres Faut-il casser des pierres Faut-il casser des
pierres Faut-il casser des pierres Faut-il casser des pierres Faut-il
casser des pierres La mollesse L'étrange saleté amas de textures informes organisées pourtant qui ont fait Naître qui ont fait pourtant chacune des secondes La même question qui barre qui a pris forme qui a déteint sur le jour car le jour a pris forme par la nuit il s'est senti attiré la nuit a fondu toute crevée un ballon éclaté sur la chair une poupée de chiffon que l'on a percée à grand coup de couteau en cloque le tissu s'arrache prend part à la vérité du déchirement qui a lieu à la révélation éclatante c'est dans la durée que tout a commencer c'est par elle que tout prend fin sans mesures et pourtant sans éclats nous assistons à chaque angle à la grande démarque Toujours la même question qui tremble qu'es-tu devenu autre point attaché importance mélancolique le bâton qu'on retourne dix fois dans sa bouche tant qu'il finit par atteindre l'il le crever qui travaille le cur la raison d'être s'entortille fait des nuds intraduisibles incorrigibles même avec un programme bien agencé nous ne pouvons remonter à la surface des cerveaux rentables nous ne fonctionnons pas sous l'action de programmes mais comme eux nos parcours sont truffés d'erreurs de trous de vides fragmentés mémorisés sauvegardables C'est pourquoi le S fait le tour dans la bouche passe derrière le crâne et signe un trou noir aigu un dont on ne se lève pas un qui pendait au dessus du crâne La terre prend le goût de la bouche le ventre le goût du
sexe qui s'éloigne le vent l'absurdité des portes qui claquent
l'homme le vertige de la pente bientôt du creux sans fond sans nuages
sans désespoir aucun auquel s'identifier la lumière du vide
sa langue transpire il a mal mais sans saigner du moins pas devant lui
toujours à reculons |