| JE MERITERAIS D'ETRE GIFLE CHAQUE FOIS QUE JE FAIS SEMBLANT
DE M'INDIGNER DEVANT CE QUI M'EXCITE
Comme tous les ans je passais les vacances chez la sur de mon père
en compagnie de ma cousine Catherine, qui venait d'avoir seize ans. Comme
d'habitude il faisait beau. Moi, je préférais rester au
frais dans la maison, à feuilleter l'encyclopédie de la
deuxième guerre mondiale et à me masturber sur les pages
lingerie du catalogue des 3 Suisses. Catherine restait enfermée
dans sa chambre, à écouter la radio en écrivant des
courriers à ses copines. Une fois elle m'avait traité de
" gamin débile " et depuis nous ne nous adressions pratiquement
plus la parole. J'avais peur de la déranger. Je me contentais de
la contempler de loin. C'était la première vraie fille que
je voyais d'aussi près.
Finalement un après midi, ma tante nous a foutu à la porte
en nous interdisant de remettre les pieds dans la baraque avant la tombée
de la nuit. " C'est pas vrai, vous êtes pires que des cafards,
ça fait dix jours que vous avez pas mis les pieds dehors, vous
avez des mines de déterrés, allez, ouste ! " Nous avons
pris la direction de la plage en traînant la patte. Catherine n'arrêtait
pas de vociférer contre sa mère. " Elle me fait chier,
cette connasse ! Tout ça parce qu'elle veut se faire sauter. Elle
me prend vraiment trop pour une conne ! " Elle parlait toute seule,
le regard fixe, les lèvres crispées. On a dépassé
les bungalows, le café restaurant "La Jetée",
puis on a longé la plage longtemps. On a pris le gué qui
menait à l'île Madame. Nous avons choisi une petite crique
déserte, au sable couvert de morceaux d'algues séchées
et d'emballages plastiques déposés par la marée.
Nous avons étendu nos serviettes sur le sable. La mer scintillait
comme du papier aluminium. Catherine a ôté son t-shirt, puis
le haut de son maillot de bain noir et s'est étendue au soleil
en se masquant le visage avec son avant-bras. Moi je me suis allongé
sur le ventre et j'ai vaguement feuilleté un des magazines qu'elle
avait apportés dans son sac. Je me suis mis à la zieuter
à la dérobée. J'avais peur qu'elle me surprenne.
Je jetais un coup d'il en coin, sans bouger, sur une zone délimitée
de son corps, puis je fermais les yeux pour graver l'image dans ma mémoire
et la savourer. Pendant une heure j'ai cartographié son corps,
membre par membre, articulation par articulation. Ses jambes étaient
rasées, un peu luisantes, je me suis longuement attardé
sur une fine cicatrice gorgée de pus qu'elle avait sur la cuisse
droite. Dans le contre jour je voyais un peu de duvet dépasser
du rebord du maillot au niveau de son entrecuisse. Duvet blond, presque
translucide. Je n'imaginais pas ce qu'il y avait en dessous. Les poils,
j'en avais déjà vu depuis longtemps à la télé
mais ce qu'il y avait sous les poils restait un mystère. Le tissu
du maillot brillait au soleil. Ses seins étaient blêmes,
un peu écrasés. Les mamelons bruns très clairs se
fondaient presque à la peau. Je l'ai regardé en me demandant
comment elle réagirait si je la touchais. J'ai hésité
puis finalement je n'ai pas osé. Dans son sommeil elle s'est tournée
sur le flanc droit, me montrant son dos et ses fesses. Sa respiration
était lente et régulière. La caresse du vent contractait
sa peau en chair de poule, un instant. Catherine était un peu plus
grande que moi. J'avais envie de toucher ses jambes, de poser les mains
sur ses fesses, de l'embrasser dans le dos, dans le cou. En même
temps je craignais sa réaction. Je suis trop jeune pour elle. Elle
va se moquer de moi. Je la connais, elle ne m'aime pas. Je prenais un
peu de sable dans ma main, que je laissais glisser entre mes doigts. Je
suis si près, 20 centimètres à peine. Ma main s'est
approchée. Non. NON. Tu es fou. Je me suis mis à bander.
Si elle se réveille maintenant... Mon sexe sortait de mon maillot
de bain. Ses fesses... Ses seins. J'ai commencé à me tripoter.
Hum. Hum. Ne pas faire de bruit. Si jamais... Hum. Ses jambes. Hum. Comme
ça serait bon. Hum. J'avais fermé les yeux, je ne l'ai pas
vu se retourner. " Qu'est ce que tu fais ? ", elle m'a demandé
d'une voix éraillée. Je suis resté paralysé,
mon sexe en érection dans la main. Je ne savais pas quoi faire.
Son regard était sans compassion. Nous sommes restés allongés
face à face sans un mot un long moment. Je n'arrivais pas à
détacher mes mains de mon sexe et mes yeux des siens. Ma respiration
était saccadée. Je transpirais. Qu'est-ce que j'ai fait
? Mon Dieu. Sortez-moi de là. Impossible de bouger, de m'enfuir.
Une partie de moi aurait voulu disparaître, tandis que l'autre aurait
voulu savoir quoi répondre, avoir le courage de la toucher. J'étais
déchiré. Elle ne bougeait pas, elle me regardait fixement,
attendant quelque chose de moi. Puis sa main s'est approchée de
mon bassin, elle m'a saisi la queue et s'est mise à la comprimer
dans son poing le plus fort qu'elle pouvait. J'ai fermé les yeux
de douleur. Ne t'arrêtes pas. N'arrête pas. Serre plus fort.
Plus fort encore. Elle a relâché la pression. Je me suis
juté dessus. Une giclée visqueuse, qui m'est retombée
sur le ventre. Elle a eut un mouvement de répulsion. Ses doigts
étaient gluants. " Tu es vraiment dégueulasse ! ",
elle a dit, " un sale petit vicieux. Tu devrais avoir honte. Tu as
vu ce que tu m'as fait faire ? Si j'en parle à ma mère tu
vas te faire tuer. " J'étais en état de choc. Je ne
voyais plus son corps. Seuls ses mots résonnaient dans ma tête.
Petit vicieux dégueulasse. Oui. Oui. Me faire tuer. Je suis sale.
J'ai honte. J'ai honte. Je n'aurais jamais dû. C'est trop tard maintenant.
Mon sexe dégonflé entre mes jambes m'emplissait d'un profond
sentiment de désarroi. Je n'avais jamais rien senti d'aussi fort.
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