Artiste pluridisciplinaire, Françoise Duvivier
s'est dans un premier temps attachée à la réalisation et
à la rédaction d'une revue (Métro Ricquet) essentiellement
dédiée aux musiques expérimentales et dures. Mais c'est
surtout pour son travail de collages qu'elle s'est fait
connaître, réalisant de nombreuses pochettes de disques
(toujours dans le milieu industriel) - assemblant des couches
de papier, des photocopies, des lambeaux récupérés dans
des journaux en un ensemble au rendu final étonnement lisse
et homogène. Les déchirures sont faites à la main, sans
bord net, et l'encre parfois vient s'ajouter à la composition
pour gommer des raccords trop évidents et donner cette unité
qui permet à l'ensemble de dépasser largement le cadre initial
(et habituel) du collage. Son dernier champs d'investigation
en date est celui des poupées, après une première expérience
dans la confection de masques. Là aussi il n'y a pas de
réelle technique, l'acte se servant de toutes les matières
pour se concrétiser - chiffons, végétaux séchés, plumes,
boutons, etc.
Présentation
tirée de la Rose Noire N°6.