Né en 1960, ce photographe slovène, qui a
d'abord travaillé pour la mode avant de renoncer à toute
implication dans ce milieu, œuvre depuis maintenant plus
de quinze ans sur le rapport à la douleur, au dépassement
du corps et à toutes les implications que cette démarche
fait résonner avec les mondes spirituels, quels qu'ils soient
(transes chamaniques ou sacrifices chrétiens). Après une
série très inspirée par les relations sadomasochistes (Omen),
il a mis en place un travail plus posé, moins explicite,
qu'il a intitulé 999. Les blessures sont plus lumineuses,
les visages commencent à apparaître, et le corps qui auparavant
n'existait que comme un terrain quasiment abstrait, qui
ne se dessinait que par les zébrures et les cicatrices,
se met à parler par ses seules formes.